Dès 2003, Dean Welch, directeur des annonces classées à Cox Newspapers aux Etats-Unis, mentionnait publiquement la tendance sur le marché des annonces classées : les annonceurs du journal d' Atlanta plaçaient d'abord leurs annonces en ligne, puis commandaient ensuite celle-ci pour une publication imprimée. « Le Web sert d'appât et nous enchaînons avec notre publication imprimée », ajoute-t-il. Dès 2004, Kjell Amot de Schibsted, le groupe média norvégien, relevait le même phénomène. « Aujourd'hui, nos clients contactent Finn.no lorsqu'ils souhaitent passer une annonce. Nous essayons de les convaincre de passer également leur annonce dans la version imprimée. Auparavant, c'était exactement le contraire. » Le même son de cloche vient aussi de l'association américaine de journaux (NAA). « Les journaux continuent toujours de jouer un rôle de premier plan dans le paysage médiatique, mais ils ne sont plus les seuls ou les plus efficaces », explique la NAA dans une étude récente. « Avec des fonctionnalités étendues de bases de données, des capacités multimédias, des coûts modiques pour les annonces, un meilleur ciblage, des coûts de livraison moins élevés et une pénétration de masse sur le marché, Internet est logiquement devenu le média des annonces classées. »

La bataille fait rage ces jours-ci sur les annonces, avec 22 300 000 de pages indexées sur le mot clé "annonces" pour google.fr et 178 000 000 de pages indexée sur "classifieds" sur google.com !