Télécharger des mp3 pour baladeurs
Musique
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Les internautes qui utilisent les plate-formes d'achat de musique sont à ce jour trois fois moins nombreux que ceux qui utilisent le Peer to peer. Ce sont les jeunes de 15 à 25 ans qui utilisent principalement ces réseaux. Le Bureau européen des unions de consommateurs a testé ces plate-formes d'achat de musique en ligne. Qu'en dit-il?
Quand on est né à l'époque des mini-cassettes, des magnétophones et autres magnétoscopes, on peut dire que copier de la musique et des films fait partie de notre culture. Avec Internet et l'arrivée du Peer to Peer (systèmes de partage gratuit de fichiers entre internautes) la copie de ces médias s'est intensifiée et pose aujourd'hui des problèmes juridiques quand à la légalité de télécharger gratuitement des fichiers présents sur les ordinateurs d'autres internautes. Aux États Unis, face à la pression des Majors (Industriels de la musique et du cinéma) la loi devient de plus en plus répressive, mais en France, avec une législation peu claire et en cours de remaniement, qu'en est-il ?
Une chose est sûre, personne n'a jamais été condamné pour avoir utilisé son magnétoscope, et donc, nous avons le droit de copier des oeuvres artistiques du moment que l'oeuvre copiée reste diffusée dans "le cadre familial". Ce qui a été condamné lors des derniers procès de téléchargements sauvages sur Kazaa ou emule est la mise à disposition de fichiers. En clair, tant que vous écoutez chez vous, vous avez le droit de télécharger, mais vous n'avez pas le droit de mettre vos fichiers à la disposition des autres.
Face à la montée des réseaux P2P, les majors en mis en place des boutiques en ligne, appelées plate-formes de téléchargement ou l'on peut acheter de la musique titre par titre : Les plus connues sont I-Tune (Apple), Sony Connect, ou en France, e-Compil.Le BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs) a testé recemment ces plate-formes pour savoir si elles sont à la hauteur de leur promesse : être une alternative légale pas chère aux réseaux P2P.
Les résultats des test du Beuc sont sans équivoque et reprochent principalement trois aspects dans ce type de vente de musique en ligne :
- On ne trouve pas ce qu'on cherche en moyenne dans 70% des cas.
Commerce oblige, n'espérez pas y trouver des titres rares ou de style moins commercial.
- On ne peut pas écouter les fichiers achetés sur nimporte quel baladeur mp3
Les fournisseurs n'ont pas réussi à s'entendre sur un format unique, chaque marque privilégie son format et de fait ses baladeurs.
- Les différents formats utilisés par les marques sont bridés au niveau de la copie et ne bénéficient pas des mêmes droits en étant vendu au même prix.
Exemple : Un titre pourra être gravé trois fois et transféré de façon illimité chez l'un et pourra être gravé cinq fois, mais transféré deux fois seulement chez un autres pour le même prix d'achat.
- On reproche souvent, de plus, côté utilisateur la qualité moyenne de l'encodage des fichiers achetés, alors que sur les réseaux p2p il n'est plus rare de trouver des MP3 encodés en 192 ou 320Kb/s.
Bref, devant le manque de consensus entre les distributeurs legaux, leurs catalogues plutôt pauvres (e-Compil plate- forme française, répondrait par la négative à 90% des recherches de titres), la difficulté des législateurs de proposer une loi claire et acceptées par tous, on peut dire que les logiciels et réseaux peer to peer ont encore de beaux jours devant eux.

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