Il existe 3 sortes de bio carburants :

Voiture équipées Flex-FuelLes alcools dont 3 pourraient être utilisés comme carburant : l'éthanol, le méthanol et le buthanol.
l'éthanol fabriqué à partir de la canne à sucre, est celui utilisé par les Brésiliens dans les véhicules équipés Flex-Fuel qui peuvent fonctionner aussi bien à l'essence, qu'au biocarburant ou au mélange des 2, quelle que soient les proportions.
Ce sytème n'est pas nouveau. Pendant la guerre mondiale l'aviation Japonaise volait à l'alcool de riz.

Les HVB abréviation d'huiles végétales brutes. Ce sont celles que l'on utilise en cuisine (tournesol, colza...). Leur problème est principalement les modifications à apporter à un moteur pour que ça puisse fonctionner et le manque de norme pour assurer la constance de sa qualité. Bien que ça fonctionne sur la plupart des moteurs diesel, une généralisation de ce carburant est peu probable.

Le biodiesel appelé aussi biogazole ou Diester® est obtenu à partir des huiles végétales (on pourrait le fabriquer en partant d'algues ou de noix de coco), mais il est amélioré par un procédé de chimie appelé transestérification. Aujourd'hui toutes les voitures diesel vendues sont compatibles et en Allemagne 10% des stations essence en distribuent. La France en produit 300 000 tonnes par an mais ça ne représente moins d' 1% de notre consommation globale qui est de 40 millions de tonnes.

Champ de tournesol-Fabrication de biocarburant

Les spécialistes restent très prudents sur le développement des biocarburants pour des raisons simples :
Il faudrait cultiver du colza sur l'ensemble du territoire Français pour complètement remplacer le pétrole.

La législation française prévoit pour 2008, 5,75% de biocarburant en mélange. La FNSEA estime à 3 millions de tonnes à produire pour atteindre cet objectif.

Jacques Papon, député Vert, déclarait dernièrement dans la presse qu'il faut 300 litres d'eau pour produire 1Kg de mais. Si une voiture consomme environ 6 litres pour 100Km, on peut dire qu'elle consomme aussi 4500 litres d'eau aux 100km.

Voici donc, quelques considérations qui laissent les spécialistes sceptiques sur le remplacement du pétrole par des biocarburants, sachant que le rendement à l'hectare de ce genre de culture est moyen, le coût de production élevé et qu'à la longue, nous serions amenés à choisir entre rouler et se nourrir.