Pour la petite histoire, la carrière d’Oxmo Puccino débute en 1997 lorsqu’il signe pour le label « Time Bomb ». Son premier morceau « Mama Lova » sorti sur une compilation de Kheops, DJ marseillais, annonce la couleur ! Une nouvelle forme de rap est née, Oxmo pour qui le fond importe plus que la forme, impose clairement son style.

C’est en 1998 qu’il sort son premier album solo « Opera Puccino », un disque d’une qualité incontestable, le public l’adopte et son album est sacré disque d’or !
3 ans plus tard, Oxmo revient et sort « L’amour est mort » un nouveau grand succès pour les amateurs du genre, avec, entre autre, les titres « J’ai mal au mic » ou « le lait » qui, là encore, démontrent une grande qualité d’écriture : Oxmo Puccino se démarque par des textes travaillés et des rimes bien construites. Sur ces deux albums il impose un style qui lui est propre : mélancolique et plutôt sombre mais toujours très proche de la réalité, authentique.

Son 3eme opus « Le cactus de Sibérie », surpasse encore les précédents, remarquable sur le fond comme sur la forme, Oxmo élargit même son style en sortant quelques titres plus gais, on n’y croyait plus !
Malgré la non diffusion de ses titres sur les radios, même spécialisées dans le rap, ses albums rencontrent un franc succès auprès des amateurs de rap français et quelques uns de ses titres sont diffusés sur ZIK, la chaîne consacrée aux rappeurs amateurs.
Il se lance en 2005 dans une tournée à travers la France, ponctuée d’un nouvel album live : « Black Tour Desperado ».

Depuis le début de sa carrière, Oxmo Puccino enchaîne les featuring avec des artistes aussi variés que talentueux, ne s’arrêtant pas à la région d’origine comme beaucoup de rappeur le font. Non, lui rappe tant avec des artistes de Paris (Lino par exemple avec un titre anthologique : « La loi du point final » ou encore Kool Shen, Key James, Booba…) qu’avec des artistes du sud (Dany Dan, Dad PPDA).

Mais c’est en 2006, qu’Oxmo Puccino s’illustre comme un grand rappeur : il fait taire les mauvaises langues et les envieux, révolutionnant le genre par un album mêlant savamment mélodies de jazz étonnantes et textes de rap recherchés ! Pour cela il s’associe avec le groupe « The jazzbastards » composé de Black Popaye, Pat Phil, Tookie, Tito, Yori, Barbie, Yago, Pile Ali, Billie et Kali et sort « Lipopette Bar », (le nom du bar où ils ont l’habitude de se retrouver et où ils se sont rencontrés). Musicalement c’est un succès, reste à savoir si le public appréciera ce nouveau genre…