Ces contrôles ont décelé diverses substances : alcool, cannabis, amphétamines, médicaments psychotropes ( somnifères, anxiolytiques, anti-dépresseurs…) « depuis nous avons même vu arriver la cocaïne » confiait l’an dernier au mensuel « enjeux les Echos », Bernard Fontaine médecin à l’origine de cette étude. Les stupéfiants ne sont donc plus l’apanage de certaines stars du show-biz, du sport, de la finance, des médias, de la politique. « l’échantillon s’est élargi à tous les métiers, voire à toutes les fonctions de l’entreprise » précise le psychiatre Michel Hautefeuille, praticien à l’hôpital Marmottan (Paris) spécialisé dans le traitement des addictions.
Les deux produits les plus courants sont l’alcool et les médicaments, en France l’alcool toucherait 10% des salariés et serait responsable de 20% des accidents du travail.

Avec 8,9 millions de consommateurs occasionnels et 3,8 millions de réguliers, la France est le pays où l’on consomme le plus de psychotropes ! La menace du chômage, l’augmentation du stress et l’obligation de résultats de plus en plus difficiles à réaliser expliquent en partie le recours à ces béquilles chimiques pour tenir « le coup » et, pour rester compétitifs, souriants, en pleine forme, résistants, rapides, efficaces, disponibles, certains salariés n’hésitent pas à jongler entre les excitants et les calmants ! Selon l’Ifas (institut français d’action contre le stress) le stress continue de faire des ravages dans l’entreprise ! 31,7% des femmes seraient trop stressées, contre 22,9% des hommes.

Prêts à tout pour être compétitifs, des salariés « chargés comme des bourriques » consomment des drogues stimulantes, alcool, amphétamines, cocaïne ou encore caféine haut dosage (HD). Un des nouveaux produits à la mode disponible sur le net, une gélule de café HD équivaut 5 expressos !

A lire : drogues à la carte, Edition payot 2002 et dopage et société édition Ellipses 1999