Ce dernier sondage réalisé en octobre 2006 révèle le peu d’entrain des Français à s’imaginer un avenir au delà de leurs frontières, « il y a très peu de désirs d’Europe » constate François Miquet-Marty, Directeur des études politiques de LH2, 58% des sondés déclarent se sentir « plus français qu’européens » !

Un chiffre constant depuis 1992 et les premières enquêtes menées par la commission Européenne. Seuls 14 % des Français jugent prioritaire l’élection d’un président, 15% une armée commune et 18 % une police Européenne. Alors qu’un code du travail Européen est plébiscité par plus d’un Français sur deux.

Dernière illustration, le rejet de l’entrée de la Turquie dans l’union Européenne : 58 % des sondés sont pour, 28 % sont contre, « cela montre bien qu’il n’y a pas de désir d’élargissement » estime François Miquet-Marty. Seul facteur réconfortant pour les europhiles, le fossé observé entre jeunes et anciens, les 18-24 ans sont 45 % à se sentir aussi Français qu’Européens contre 25 % des 50/64 ans. « Il y a deux Frances, les jeunes ressentent bien plus l’Europe comme une évidence » selon le politologue François Miquet-Marty.

Reste un constat partagé par tous, les Français, comme ils l’ont fait savoir en rejetant le projet de traité constitutionnel, peinent à voir le visage concret de l’Europe se dessiner. La commission de Bruxelles, en mal de crédibilité a du pain sur la planche.

Pour certains, le pouvoir économique a fait pression pour organiser une zone de libre échange, qui est en contradiction avec l’idée d’un groupe de nations se fondant dans une unité Européenne forte, capable de donner un sentiment d’appartenance aux citoyens qui le composent.

Sources : manifeste.rmcinfo.fr, 20minutes.fr