Surbooking des compagnies aériennes : quels recours
Voyages
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Environ 250 000 passagers aériens sont refusés chaque année une fois arrivés à leur embarquement. Ils sont en effet victimes de « surbooking » ou surréservation qui consiste pour les compagnies aériennes à vendre plus de places qu’il n’y en a en réalité dans l’avion. Que faire si un jour vous avez la très déplaisante surprise d’être victime d’un surbooking ?
Bien que cette pratique plus que douteuse soit qualifiée de faute lourde par les tribunaux, elle n’est malheureusement pas illégale. C’est la gratuité des systèmes de réservation et l’expansion du trafic aérien qui augmentent sensiblement la demande (jusqu’à 10% par an) et une évolution des stratégies commerciales au sein des compagnies aériennes. Le surbooking répond ainsi au besoin de productivité accrue de l’économie du voyage et surtout représente une stratégie contre le taux élevé des désistements ! Une indemnisation dans quels cas ?
- Voyager sur des vols réguliers, vol charter ou compris dans un voyage à forfait.
- Avoir une réservation confirmée.
- S’être présenté à l’enregistrement à temps. (Toujours être entre 45 minutes ou même une heure avant l’heure de départ)
- Se trouver au départ d’un état membre ou d’un état tiers à destination d’un état membre.
Quelles compensations ?
Dans un tel cas, tout d’abord le transporteur peut faire appel à des volontaires qui acceptent de renoncer à leur réservation en échange d’avantages. Si le nombre de volontaires n’est pas suffisant ou qu’il n’en trouve aucun, ils sont donc contraints de refuser l’embarquement de passagers contre leur volonté et ces derniers seront indemnisés selon les modalités suivantes :
Droit au remboursement ou au ré acheminement
Le passager aura le choix entre le remboursement du billet dans un délai de sept jours (pour la totalité du voyage ou juste la partie non effectuée) ou d’un ré acheminement vers sa destination finale dans les meilleurs délais ou à la convenance du voyageur. (en cas de changement d’aéroport, le transporteur doit prendre à sa charge les coûts du transfert). Le passager a le droit à une assistance pendant le délai d’attente, en effet, le transporteur doit offrir gratuitement à celui ci, des rafraîchissements et des repas, un hébergement à l’hôtel mais aussi de deux appels téléphoniques ou l’envoi de deux télex, deux télécopies ou deux messages électroniques. Le transporteur doit bien entendu veiller aux besoins bien particuliers des personnes à mobilité réduite !Droit à une compensation financière
- 250€ pour tous les vols de moins de 1 500 km dans le cas de remboursement et de ré acheminement avec un retard de plus de 2h par rapport à l’heure d’arrivée du vol réservé.
- 400€ pour tous les vols de 1 500 à 3 500 km et les vols intracommunautaires de plus de 1 500 km, en cas toujours de remboursement et ré acheminement avec un retard de plus de 3h.
- 600€ pour tous les autres vols, avec les même conditions pour un retard de plus de 4h par rapport à l’heure d’arrivée du vol réservé.
Attention, en cas de ré acheminement avec des écarts horaires inférieurs à ceux indiqués ci-dessus, le transporteur peut réduire de 50% le montant de l’indemnisation.
L’union européenne a pris des mesures pour compenser les désagréments des passagers, en effet, les compagnies aériennes mais aussi les tours opérateurs doivent y prêter une grande attention, en raison de leur caractère automatique. C’est maintenant aux compagnies aériennes d’instaurer des politiques claires de mise en œuvre mais surtout de préserver leurs images de marques en évitant d’avoir des passagers laissés à terre le jour de leurs vacances !
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