Fixette sur le doudou de leurs enfants, qu’ils ont la hantise d’égarer, de peur des crises de larmes qui en découlent, mais aussi de plus en plus souvent, fixette, sur leurs vieux nounours élimés, amoureusement conservés, quand ce n’est pas carrément sur une peluche achetée à 40 ans passés !

doudouOn assiste à une vraie « doudouisation » de la société assurent Véronique Puech et Chantal Van tri, auteurs d’un livre qui vient de paraître aux éditions Ramsay « Doudou or not Doudou ? ». Cela a été la surprise de l’enquête : « Nous sommes parties de la folie du doudou chez les petits, pour se rendre compte qui c’était un phénomène bien plus large, correspondant à quelque chose de très fort presque nécessaire chez les adultes ». Ceux qui s’étonnaient de voir Steevy dormir avec son « bourriquet » dans loft story en 2001, en seront pour leurs frais ! Ils sont nombreux à plus de 40 ans à n’être ni « frappadingues » ni « adulescents » mais à s’enticher d’un doudou. Tous ont besoin de maintenir ce lien, avec un objet rassurant dont l’odeur ou le toucher apaise et reste à portée de main. Surtout, plus aucun n’a honte de le dire !

Les fabricants de peluche l’ont bien compris qui se lancent dans le créneau adulte. Les Allemands de « Sigikid » ne viennent-ils pas de lancer : « les minettes de bureau » qui s’arrachent actuellement au « Bon Marché », pour câliner à tout âge ! Le phénomène est moins une histoire de régression que la marque d’un vrai besoin affectif. Entre réassurance et désir, chez l’adulte il y a fusion entre doudou et fétiche ! Toutes les marques de luxe montrent les mannequins qui étreignent leurs sacs à main. Les « Guignols » les premiers avaient commencé avec le sac de Madame Chirac.

Dans une société où l’émotion, la créativité et le jeu ont disparu, le seul moyen de les retrouver ce sont les comportements enfantins. Et vous alors ? Doudou or not doudou ?

A lire « Doudou or not Doudou ? questions de famille" chez Ramsay et « La France en culottes courtes » au éd. Lattès