Même si Sarkozy s’affirme sondage après sondage comme le meilleur candidat, son leadership est contesté. Villepin ne cesse d’affirmer que rien n’est joué, Alliot-Marie se prépare au cas où. Quant à Jacques Chirac, il laisse ses proches entretenir l’idée qu’il pourrait se représenter en 2007.

Michèle Alliot-Marie et Nicolas SarkozyLe 26 Novembre 2006, date du congrès d’investiture du candidat PS à L’Elysée, la campagne commence, confiait il y a un mois Brice Hortefeux, premier lieutenant de la Sarkozie. L’entourage du patron de l’UMP savait que la fin des primaires au PS marquerait un tournant dans la course présidentielle.
Mais l’ampleur de la victoire de Royal, change la donne, et certains Sakozistes s’inquiètent. Sept mois après l’échec du CPE qui l’a plombé chez les parlementaires et dans l’opinion public le premier ministre affiche plus que jamais son volontarisme alors que les chiffres du chômage continuent de baisser.

Dominique de Villepin et Nicolas SarkozySur le fond, Villepin veut continuer à faire entendre sa différence. Michèle Alliot-Marie, la ministre de la défense qui a lancé son club de réflexion et pourrait miser, elle aussi, sur « l’effet femme » ne ferme aucune porte. Quant à François Bayrou, le patron de l’UDF, qui se refuse à dire ce qu’il fera au soir du 1er tour, s’il n’est pas en position éligible, il peaufine actuellement sa candidature et l’annoncera d’ici au 5 décembre, de façon originale.

Le 29 Novembre, Jacques Chirac aura 74 ans, et bien malin qui peut dire qu’elle sera sa décision ! Pour avoir la paix et conserver un minimum d’autorité, il doit entretenir le doute le plus longtemps possible sur sa candidature éventuelle. Les sondages le concernant sont mauvais, voire catastrophiques. A défaut de jouer sa carte personnelle, le président entend naturellement peser sur le prochain scrutin. Il fera en sorte que les idées auxquelles il croit ne soient pas bradées.