Depuis plusieurs semaines, 380 personnes dont 170 journalistes d’une trentaine de nationalités différentes s’activent sans relâche pour réaliser les journaux qui rythmeront 24 h/24 à l’heure et à la demi-heure les programmes de France 24.

Diffusée sur 2 canaux, l’un en Français, l’autre au ¾ en Anglais et ¼ en Français, la chaîne disposera dans quelques mois d’un décrochage en Arabe de 4 heures sur le canal majoritairement Anglais. Plus tard l’Espagnol sera également au programme.

Ambitieuse, France 24 se propose selon la devise gravée sur sa façade de montrer ce que le public n’est pas sensé voir, savoir ou comprendre. Pour maximiser son audience, la chaîne ne sera pas directement lancée sur la télévision mais sur les ordinateurs, puis dans un second temps sur le câble et sur le satellite. On pourra aussi regarder France 24 à New-York et à Washington sièges des principales organisations internationales : ONU (organisation des nations unies), FMI (fond monétaire international), Banque mondiale, et sur les téléviseurs des grandes chaînes hôtelières.

La nouvelle chaîne figurera aussi sur les offres du câble et du satellite en France et pourra accueillir de la publicité. France 24 sera différente des autres chaînes d’information, car ce sera la première chaîne Française internationale. Il existe des chaînes Françaises d’information en continu (LCI, Euronews, Itélé) mais elles sont axées majoritairement sur ce qui se passe en France. L’antenne sera rythmée par des journaux de 10 minutes toutes les demi-heures. En matinée il y aura surtout de l’actualité, du sport et des infos financières. Dans la journée, il y aura des petites cases qui traiteront de l’art de vivre à la Française, la cuisine, l’architecture, la santé, les sciences, ainsi que des magazines de grand reportages.

Selon Alain de Pouzilhac, le PDG de la future chaîne, France 24 veut toucher en priorité « les décideurs » de l’élite intellectuelle mondiale qui sont anglophones.