En France, 2006 s’annonce comme une des deux années les plus chaudes depuis 1950. Pas de neige sur les cimes des montagnes, des oiseaux migrateurs qui ne migrent plus et restent au chaud dans nos contrées, des ours qui n’hibernent plus… Après avoir annoncé que 2006 restera après 2003, comme la deuxième année la plus chaude depuis 1950, Météo France prévient que le trimestre décembre, janvier, février, risque de connaître des températures en moyenne plus chaudes que les normales. Dans l’immédiat, aucune chute de neige n’est prévue d’ici la fin de l’année 2006.

Fonte des glaces au Groenland


Notre pays n’est bien entendu pas le seul concerné. En Laponie finlandaise, les flocons n’ont fait leur apparition qu’au tout début de décembre, soit avec deux bonnes semaines de retard ! La neige arrive de plus en plus tard selon les autochtones et cela n’est bon ni pour le tourisme, ni pour la végétation qui a besoin d’être protégée par ce manteau blanc. Au Canada les services météo relèvent que 2006 a aussi été la deuxième année la plus chaude depuis soixante ans. De fait, plus l’on se rapproche des pôles, plus les conséquences du réchauffement climatique global apparaissent importantes. Les experts annoncent que la montée des températures évaluée à 0.6°c depuis 50 ans sur l’ensemble du globe, culmine à 2.1°c en Arctique. L’épaisseur de la banquise se révèle également anormale, au lieu des 3 mètres habituels d’épaisseur, elle ne fait que 2 à 2.5 mètres, et toutes les mesures prisent dans l’eau montrent la présence d’un fort courant d’eau chaude à une profondeur de 200 mètres différent du Gulf Stream. La banquise a connu cet été une réduction record de sa surface, les gens qui habitent les côtes du Groenland, de l’Alaska ou de la Sibérie le confirment !

Site à consulter sur ce thème : Gaïa : Bulletin de santé