James Brown Je m'en vais
Musique
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Le 25 décembre 2006 s'est éteint le Godfather of Soul, appelé aussi Mister Dynamite. James Brown a été terrassé par une pneumonie à l'âge de 73 ans. Il a appris la musique en prison, par le gospel puis a transformé la Soul en Funky. De Prince à Michael Jackson jusqu'au hip hop aujourd'hui, il a influencé toute la communauté musicale noire dont il était un des emblèmes. Ses chansons , de "Sex Machine" à "I feel good", de "Please, please, please" à "Funky drummer", de "Man's man's world" à "Living in America" ont fait le tour de la planète sous toutes les formes. James Brown a été ces dernières années l'un des artistes les plus samplés au monde. Retour sur une carrière.
C'est en rencontrant Bobby Byrd en prison, que James Brown s'intéresse à la musique, il intégre le groupe de celui ci qui devient rapidement le "James Brown and the Famous Flames". En 1956 sort "Please please please" et c'est le premier grand succès du groupe. Mais c'est en 1963 lors de la sortie son album en concert "Live At Apollo" que son succès s'étend sur l'ensemble des Etats Unis.James brown a profité de ces années pour poser les bases de la Funky Music et parfaire son style scénique.
Le style de James repose sur un show qui ne donne pas un instant de répit à l'auditeur : des rythmes hyper dansant avec des orchestrations et des breaks d'une grande précision ou tout s'enchaine pour mieux mettre en valeur le charisme de la star qui chante et danse admirablement sur une mise en scène ou rien, pas même les costumes, n'est laissé au hasard.
Les titres qui suivent en 1965, "Papa's got a brand new bag" et "I feel good" le portent en haut des charts américain et restent aujourd'hui encore dans les plus grands standards de la musique de danse noire américaine. De la ballade "It's a Man's, Man's World" (1965) à "Sex Machine" dans les années 70 la renommée de James fera le tour du monde des pistes de danse faisant de lui le frêre d'un Otis Redding ou d'un Ray Charles.

Après un passage à vide et quelques démélés avec la justice on retrouve James Brown au cinéma, au top de sa forme, dans le film des Blues Brothers. Il y tient le rôle d'un pasteur haranguant la foule d'un gospel endiablé "The Old Landmark" pendant lequel avec Jake Blues... on voit la lumière. Puis, il compose "Living in America", le titre phare du film "Rocky 4" qui connaitra le succès planétaire que l'on sait.

Admis le 24 décembre dernier à l'Emory Crawford Long Hospital d'Atlanta suite à une pneumonie James Brown est décédé le lendemain en douceur, aux dires de Charles Bobbit, l'ami qui l'accompagnait. Ses derniers mots ont été simplement :"Je m'en vais".
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