Martin Hirsch, Président d’Emmaüs
Société
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Bernard Kouchner, dit de lui, qu’il attend avec impatience qu’il soit un jour ministre des affaires sociales, qu’il est une formidable « machine » intellectuelle, capable de rendre évidente une situation apparemment inextricable. Martin Hirsch est le meilleur exemple du mélange nécessaire entre l’intérêt privé et le service public. On le surnomme la forte tête des faibles… Présentation d'un homme hors du communLa tête et les poings : Martin Hirsch, président d’Emmaüs, ou l’art de concilier matière grise et goût de l’action. A 43 ans ce conseiller d’Etat au sourire farceur, fils de Bernard Hirsch, concepteur de la ville nouvelle de Cergy Pontoise (Val d’Oise) dans les années 1960, a toujours aimé les doubles vies. Etudiant en neurobiologie, il intègre Normale Sup, puis l’ENA en 1997. Jeune haut fonctionnaire, il devient directeur de cabinet de Bernard Kouchner, au secrétariat d’Etat à la Santé, puis 2 ans plus tard, premier président de la toute nouvelle agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Avant de prendre en 2002, la tête d’Emmaüs, une « maison » qu’il fréquentait déjà depuis 7 ans. Une carrière de haut niveau, mais toujours au service des plus faibles, malades, consommateurs floués, exclus…
Avec 7 millions de pauvres en France, dont 2,5 millions de travailleurs et 2 millions d’enfants, Hirsch ne manque pas de « patients ». Du coup il y a un an, il s’est ajouté une autre casquette sociale en créant l’agence nouvelle des solidarités actives, qui expérimente aux niveaux départemental et régional des actions sociales innovantes. Son dernier combat en date, le revenu de solidarité active, qui permet aux plus démunis de continuer à toucher les aides sociales même quand ils retrouvent un emploi. Le gouvernement n’en veut pas, mais Ségolène Royal l’a repris à son compte dans l’optique de l’élection présidentielle de 2007. Hirsch, plutôt de centre gauche, ne s’emballe pas pour autant, connaissant les promesses électorales.
En 2005, son rapport sur la pauvreté avait été applaudi à droite comme à gauche. Depuis, le texte dort dans les tiroirs ministériels. Nombreux sont ceux qui lui prédisent un avenir de ministre mais lui jure que ça ne l’intéresse pas !
A lire de Martin Hirsch « La pauvreté en héritage » aux éd. Robert Laffont
Avec 7 millions de pauvres en France, dont 2,5 millions de travailleurs et 2 millions d’enfants, Hirsch ne manque pas de « patients ». Du coup il y a un an, il s’est ajouté une autre casquette sociale en créant l’agence nouvelle des solidarités actives, qui expérimente aux niveaux départemental et régional des actions sociales innovantes. Son dernier combat en date, le revenu de solidarité active, qui permet aux plus démunis de continuer à toucher les aides sociales même quand ils retrouvent un emploi. Le gouvernement n’en veut pas, mais Ségolène Royal l’a repris à son compte dans l’optique de l’élection présidentielle de 2007. Hirsch, plutôt de centre gauche, ne s’emballe pas pour autant, connaissant les promesses électorales. En 2005, son rapport sur la pauvreté avait été applaudi à droite comme à gauche. Depuis, le texte dort dans les tiroirs ministériels. Nombreux sont ceux qui lui prédisent un avenir de ministre mais lui jure que ça ne l’intéresse pas !
A lire de Martin Hirsch « La pauvreté en héritage » aux éd. Robert Laffont
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Commentaires
1. Le lundi 22 janvier 2007 à 14:26, par greg
2. Le mardi 30 janvier 2007 à 19:38, par phdegremont@yahoo.fr
3. Le vendredi 09 mai 2008 à 20:50, par clauzier
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