« Que Johnny vienne me voir ! » a renchéri ces derniers jours le ministre de l’économie, Thierry Breton, qui veut lui présenter ses réformes fiscales dans l’espoir de le faire revenir sur sa décision. Le cas de Johnny est totalement monté en épingle déplore Vincent Drezet, secrétaire national du syndicat national unifié des impôts.

En revanche, la proposition de retenir l’impôt à la source à partir de 2009, pose une question de fond. Avec cette annonce, Thierry Breton a lancé la polémique au sein même de l’UMP. Pour Patrick Devedjian, conseiller de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas le moment le plus raisonnable pour lancer une réforme. En agitant cette idée, le gouvernement a en effet permis à la gauche de rentrer en force dans le débat fiscal. François Hollande a promis que le parti socialiste reviendrait sur toutes les baisses d’impôt sur le revenu, accordées depuis 2002, aux revenus supérieurs. Une annonce choc, nuancée par Ségolène royal, qui rassure, si la gauche gagne en 2007 les prélèvements n’augmenteront pas.

La France serait-elle saignée à blanc par l’impôt sur la fortune ? Environ 350 contribuables choisiraient chaque année l’exil pour ne pas payer cet impôt. Une perte lourde pour l’état affirme ses opposants. Faux répond une étude du conseil des impôts de 2004. Au plan budgétaire les pertes de recettes fiscales demeurent modestes par rapport aux ressources procurées. Entre 1997 et 2001, 250 millions d’euros auraient ainsi échappé aux caisses de l’état qui en faisait rentrer sur la même période 10.3 milliards.

Instauré en 1982 par la gauche, l’ISF est abrogé en 1986 par Jacques Chirac revenue au pouvoir, la gauche le ressuscite en 89. Depuis personne n’ose y toucher…