La proposition du département de l’intérieur ne devrait aboutir à une décision formelle de faire des ours polaires une espèce menacée qu’au terme d’un an de consultation publique avec des experts et des universitaires.

Ours polaireLe nombre d’ours polaire dans le monde est estimé à entre 20 et 25 000 dont 15 000 vivraient au Canada et 4 700 en Alaska, sans compter les populations de Russie, de Finlande et de Norvège. Depuis plusieurs années, les associations écologistes comme WWF ou Greenpeace, mettent en garde contre un risque que le réchauffement climatique conduise à la disparition d’espèces. Cela fait déjà un certain temps que ces associations, avec preuve à l’appui démontrent que si rien n’est fait d’ici quelques temps, les territoires des ours polaires n ‘existeront plus, et avec leur disparition ce sera la fin de l’espèce. Les températures en hausse font fondre la banquise de plus en plus tôt, diminuant d’autant le terrain et la saison de chasse des ours polaires. Le fonds mondial pour la nature (WWF) souligne qu’avec une chasse réduite, les plantigrades ont moins de temps pour se constituer des réserves de graisse, ils ont faim, et leurs capacités reproductives s’en trouvent diminuées. Des études publiées par des associations écologistes assurent que la population d’ours polaires dans l’ouest de la baie d’Hudson au Canada est passé de 1 200 individus en 1987 à 1 100 en 1995 et moins de 950 en 2004 !

Un responsable gouvernemental a rappelé que ces plantigrades constituaient déjà une espèce protégée, y compris par des traités internationaux. Il faut rappeler que les ours polaires sont les plus grands carnivores terrestres pesant de 300 à 450 kgs qui peuvent courir à une vitesse de 45 à 50 km/h. Ils jouent un rôle majeur dans les régions où ils sont implantés et leur disparition aurait une importance majeure pour l’écosystème.