Avant de les retrouver en quantité dans les décharges, le CNRS va étudier pendant 3 ans le degré de toxicité des nanotubes de carbone. Vingt chercheurs de 4 laboratoires (2 du CNRS à Toulouse, 1 de l’INSERM à Bordeaux et le laboratoire Macrophages de l’Université de Toulouse) vont étudier le sujet avec un soutien de 300 000 euros financé par l’Agence Nationale de la Recherche

Les nanotubes de carbone représentation en 3 dimensionsOn trouve ces tubes microscopiques, dont le diamètre correspond à un cheveu divisé en 50 000, dans les produits industriels mais principalement dans l'électronique. Très appréciés pour leur solidité mais aussi leur souplesse, (en chauffant leur taille augmente de 5%), mais aussi parce qu'ils sont léger et sont de bons conducteurs électriques. Les nanotubes de carbone ont été utilisés pour le cadre du vélo de Floyd Landis lors du dernier tour de France. Ils sont utilisés dans la fabrication des pneus et à l'instar de Renault ou Peugeot, les constructeurs automobiles les les expérimentent pour renforcer les pièces de carrosserie. Ils seront également bientôt présents dans les écrans plats.

Représentation d'un nanotube dans une structure en métal Les chercheurs ont décidé, contrairement à l'amiante, d'étudier en amont en vérifiant qu'ils ne posent aucun problème pour la santé ou pour l'environnement. En matière de santé, on ne sait pas encore si le fait de les inhaler peut poser problème, pour le contact avec la peau, une récente étude américaine tend à démontrer qu'un paire de gants suffit à s'en protéger. Faudra t'il en prévoir une paire pour changer un pneu?
Pour ce qui est de l'environnement, une étude a commencé depuis un an sur des larves d'amphibiens qui sont très sensibles aux facteurs polluants.

Bien qu'à ce jour, on n'ai pas mis au jour la toxicité des nanotubes de carbone, il faudra attendre trois ans pour en avoir le coeur net.