"Qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas brave. Et qui vient sur la grande muraille conquiert la "Bravitude".


Voulait t'elle dire bravoure, n'a t'elle pas assez revu son recueil de citations chinoise ou était-ce intentionnel?

Les réactions à cette faute de vocabulaire ne se sont pas faites attendre :

Le député de l'UMP Dominique Paillé, avec probablement toujours à l'esprit les critiques sur la poignée de main de son candidat Nicolas Sarkozy avec George Bush en plein bourbier Irakien, déclarait : "On savait que Ségolène Royal avait des lacunes très grandes en matière de diplomatie mais on n'imaginait pas qu'elle avait de telles carences sur la connaissance de la langue française. C'est pour quelqu'un qui prétend devenir le premier magistrat de ce pays, des plus inquiétants".

Ségolène Royal sur la muraille de ChineHeureusement quelques politiques étaient là pour défendre ce barbarisme Royal digne des meilleures raffarinades et jugé plus sensé que des slogans tel celui de son principal adversaire "La rupture tranquille" :

Edouard Balladur trouvant plutôt bien que l'on invente de nouveaux mots rappelle qu'on à rien trouvé à redire lorsque Léopold Sédar Senghor a inventé le mot négritude. Jack Lang, longtemps défenseur de la Culture Française dit qu'il aurait aimé avoir trouvé ce mot lui même et déclare : "L'inventivité sémantique fait partie de la capacité d'un candidat à parler une autre langue que la langue de bois.”

Quoiqu'il en soit, intentionnel ou pas, ce néologisme à propos duquel il aurait été intéressant d'avoir l'avis d'un spécialiste de notre langue tel Bernard Pivot, aura réussi à éclipser les critiques sur le bien fondé d'un déplacement dans ce pays où les droits de l'homme ne sont pas toujours respectés et aura fait couler beaucoup d'encre sur les blogs du net. "L'invention sémantique", est entrée dans notre Wikipedia national et son Wiktionnaire