Un laguiole présenté dans un coffret avec un étui en cuirOn reconnaît un vrai Laguiole grâce à une croix cloutée sur l’une des faces de son manche, c’est une des marques de fabrique qui authentifie l’objet tant convoité. Au début le canif s’appelait le « capujadou », un couteau à lame fixe pointue, enfoncée dans un morceau de bois destiné aux bergers. Puis la découverte du « navaja », couteau de Tolède, ville d’Espagne sur le Tage, dont le manche est réalisé dans la corne de bovin, donna l’idée au forgeron Calmels de fabriquer un hybride de ces deux prototypes qui devint le Laguiole. Il sera imité dans son entreprise et n’aura pas l’idée de déposer le modèle, ni le nom de la marque. C’est pourquoi on peut fabriquer des laguioles à Taiwan en toute légalité.

La ligne de couteaux

A Laguiole, les couteaux étaient fait « à la demande », ce qui veut dire que l’on fabriquait le couteau dont avait besoin l’utilisateur, il n’y avait pas de production industrielle.
A l’époque également on ne produisait pas que des laguioles, mais également des tire-bouchons, des poinçons ou autres objets tranchants.
L’expansion du laguiole se fit vers 1880 lorsque les Aveyronnais montèrent à Paris tenir des estaminets, c’est à cette époque qu’il devint très « mode ». L’abeille impériale qui orne tous les laguioles est une autre de ses marques de fabrique qui l’authentifie.

Laguiole le logo abeilleA Laguiole, les couteaux sont toujours fabriqués par des artisans talentueux et par une usine, « les forges de laguiole » qui a probablement sauvé le couteau de l’anonymat en relançant la production. Cette forge fabrique le quart du million de lames vendues sous l’appellation « Laguiole ». Des lames dessinées par des créateurs de renom tels Philippe Starck ou Sonia Rykiel en autres. Pour tenter de contrer les imitations, les habitants de Laguiole se sont regroupés au sein de l’association « Le couteau de Laguiole ».

Le site officiel : www.layole.com