Douarnenez, histoire de la sardine
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La sardine est un poisson gras, riche en Oméga 3 mais aussi en vitamine B12, calcium, phosphore et fer. Ses vertus nutritives sont reconnues depuis toujours. La Bretagne, région de pêche par excellence a été le berceau de la conserverie, et s’il est une ville où pêche et sardines ont une histoire commune, c’est bien Douarnenez !
A Douarnenez les conserveries de sardines ont marqué la vie économique, politique et sociale de la cité. Peu de villes en France sont associées à un produit comme Douarnenez à la sardine. De nombreuses luttes sociales sont nées dans les conserveries, les écrits sont légions sur les conditions de vie des travailleuses et sur leurs luttes pour échapper à leur condition.
A la fin du XVIII ème siècle, le Nantais Nicolas Appert, découvre un procédé incroyablement efficace de conservation des aliments dans des boites de métal salées. Appelée «appertisation », son invention va se répandre comme une traînée de poudre.
Cette technique est importée à Douarnenez en 1850, et en deux décennies, c’est l’explosion !
Douarnenez, port de pêche fait sa révolution industrielle. Dans la seconde moitié du XIX ème siècle, on compte à Douarnenez jusqu’à 42 conserveries et 850 navires. Pendant que les hommes sont en mer, les femmes travaillent à l’usine. Les conditions de travail sont très dures. Dans les années 20, Douarnenez devient une ville rouge, communiste.
Vingt ans avant que ne soit accordé aux femmes le droit de vote, Douarnenez est la première ville en France à élire une femme au sein de son conseil municipal. En 1927, une ouvrière est reçue au Kremlin pour l’anniversaire de la révolution d’octobre. Les patrons des conserveries, iront jusqu'à engager un tueur pour se débarrasser du maire communiste de la cité, qui survivra par miracle à une balle reçue en pleine gorge.
A la grande époque, les marques locales « Petit Navire » et « Le Connétable » sont sur toutes les tables de France. Après la seconde guerre mondiale, la filière décline doucement, délocalisation oblige, la fabrication s’est expatriée au Portugal puis au Maroc, où la main d’œuvre est moins chère et moins revendicatrice.
A Douarnenez, reste la plus vielle conserverie du monde, « Chancerelle Le Connetable », créée en 1853. La survie de la filière passe par le haut de gamme, pour leurs conserves, « Le Connetable » fait frire les sardines et les conserve dans l’huile d’olive, car la vapeur, employée jusqu’alors a tendance a dénaturer le goût du produit.
Leader sur le marché en France, « Le Connetable » innove et sort des nouveaux produits comme les filets sans arêtes pour les enfants, les rillettes de thon et bien d’autres produits. Le surnom des Douarnenistes est « têtes de sardine », tout un programme !
Vous retrouverez la plus vielle conserverie de France et ses produits sur le site : www.connetable.com
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Commentaires
1. Le mercredi 21 janvier 2009 à 16:21, par brinic
2. Le mercredi 21 janvier 2009 à 16:24, par tatie auré
3. Le dimanche 11 octobre 2009 à 15:37, par vive les chancerelle !
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