A la Sorbonne des Emirats Arabes Unis, les élèves arrivent déposés par leur chauffeur, en Mercedes ou Jaguar. Ces étudiants, bien souvent issus de la jeunesse dorée du pays, sont des privilégiés qui bénéficient dans cette toute nouvelle université de conditions de travail exceptionnelles. Les Cheikhs du golfe persique se sont offerts la Sorbonne pour une somme comprise entre 25 et 30 millions d’euros. Créés par le regroupement de sept Emirats en 1971, les Emirats Arabes Unis, sont le 3ème producteur de pétrole du golfe, après l’Arabie Saoudite et l’Iran. Le pays occupe le 4ème rang mondial pour le produit intérieur brut par habitant.

Les étrangers représentent 80% des 4 millions d’habitants, ce sont principalement des personnes à faible revenu, qui ont immigré dans le pays pour y travailler, malgré des salaires peu élevés. L’implantation de la Sorbonne à Abu-Dhabi, a pour but de former l’élite arabe du pays à la culture française. Jusqu’ici, dans ce pays, en matière de formation, les américains bénéficiaient d’un monopole. L’implantation de la Sorbonne va casser ce monopole.

Un des paradoxes dans le fonctionnement de la Sorbonne à Abu-Dhabi est la mixité. En effet,  garçons et filles y sont accueillis et ne sont pas séparés, une première dans un pays musulman.
Le financement de l’université est intégralement assuré par les autochtones, mais les programmes et le corps enseignant dépendent de la maison mère, la Sorbonne de Paris.

L’intérêt est que l’enseignement soit le même dans la capitale française et à Abu-Dhabi afin d’aboutir à la fin du cursus universitaire aux mêmes diplômes. L’idée d’un telle implantation a pris corps en 2005, suite à une demande de l’ambassade des Emirats à Paris. Une demande qui a reçu l’aval de la direction de la Sorbonne en France.

La finalité de cette première implantation pour la Sorbonne hors de France est que le diplôme délivré ne soit pas galvaudé, pour cela la Sorbonne Paris contrôle l’enseignement et affirme que les diplômes auront la même valeur.