Pour le propriétaire d’un bien immobilier, vendre en viager, c’est transférer la propriété de ce bien à un tiers appelé « débirentier ». Celui-ci, devra verser au vendeur appelé « crédirentier », une rente jusqu’à son décès. Le propriétaire peut également lors du contrat de vente, décider que le crédirentier sera, soit le conjoint du vendeur, l’un de ses enfants ou tout autre personne désignée préalablement et contractualisé.

La vente en viager fait de plus en plus d’adeptes. En effet, elle permet au vendeur d’un bien immobilier de profiter de revenus supplémentaires, un peu comme une retraite complémentaire. Quant à l’acheteur ou débirentier, il s’agit pour lui, d’un placement avec en prime l’espoir d’une « bonne affaire ». Le viager est un contrat qui s’exécute le temps de la vie du crédirentier. L’acquéreur bénéficie d’un avantage si le décès du vendeur intervient peu de temps après la vente. Il subira en revanche une perte, si le décès intervient longtemps après la vente.

On peut acheter un bien en viager libre, c’est à dire que le logement est inoccupé ou en viager occupé, dans ce cas, comme l’indique le contrat le logement est habité.

Lors de la vente d’un bien en viager, les sommes versées au propriétaire sont appelées des « arrérages ». Ces sommes sont versées périodiquement un peu comme un loyer, mensuellement ou trimestriellement. Il est généralement convenu que la rente sera payable d’avance. La rente viagère s’éteint par la survenance du décès du vendeur.

En matière de taxe foncière, le débiteur légal de l’impôt, est le propriétaire du bien immobilier au 1er janvier de l’année d’imposition. C’est donc au propriétaire de s’acquitter du dit impôt. La taxe d’habitation sera à la charge de celui qui occupera le logement au 1er janvier de l’année d’imposition.
Enfin, un bien acquis en viager peut être revendu avant le décès du crédirentier, pour différents motifs comme des difficultés financières, le décès du débirentier…Le nouvel acquéreur se substitue alors au premier dans le paiement de la rente ou arrérage au crédit entier.