Le Conseil d'Etat examine actuellement le décret proposé par le ministre, et il devrait être promulgué dans les jours prochains. Dès son application, ce seront près de 20 000 restaurants en France sur 100 000 existants qui pourraient bénéficier de ce label de qualité.

Une cuisine a base de produits fraisPour pouvoir en bénéficier, les restaurateurs devront répondre à un cahier des charges très strict. La cuisine devra être préparée sur place selon les normes HACCP en vigueur avec des produits frais achetés auprès d'artisans ou de PME. Les restaurateurs devront également proposer une carte diversifiée avec différents choix pour les entrées, les plats principaux et les desserts. Les contrôles seront drastiques, et il sera formellement interdit aux restaurateurs de recourir à des plats préparés. Mais ils devront aussi veiller à l'acceuil des clients, au service en salle, et en cuisine en embauchant du personnel qualifié et diplômé. Si tous ces critères sont remplis, un organisme certificateur sera chargé d'effectuer un audit, qui sera transmis au préfet du département, lequel accordera le label qualité pour une durée de trois ans.

Un label accompagne de credit d'impotsPour les restaurateurs, cette labellisation est attendue avec impatience, ils voient enfin avec ce label, une reconnaissance de leur travail. En effet, le secteur de la restauration traditionnelle n'était jusqu'à présent pas valorisé. La concurrence avec les établissements qui proposaient des menus à base de plats préparés était à leurs yeux déloyale. Avec ce label qualité, ils espèrent attirer une clientèle en quête d'authenticité. Comparée à la restauration qui sert des plats préparés, la restauration dite "traditionnelle" a des coûts de production beaucoup plus élevés en matière première mais aussi en personnel. Le titre de Maître restaurateur outre les avantages aux yeux de la clientèle, offrira aux restaurateurs "labellisés", des avantages fiscaux supplémentaires, ils bénéficieront d'un crédit d'impôts de 50% sur les dépenses liées à la modernisation de leur établissement. Pour le consommateur, il reste à espérer que ce label qualité n'augmentera pas l'addition.

Compte rendu du conseil des ministres sur le label Maitre restaurateur