Vous avez déjà sûrement tester les caisses automatiques, certes pratiques mais impersonnelles, et parfois peu rentables en gain de temps. De plus, ces caisses automatiques peuvent être utiles à condition de n’avoir effectué que quelques achats. Pour un caddie plus volumineux, mieux vaut être deux, sinon ce temps précieux que nous voulons gagner est perdu.

Hotesse de caisse une profession en voie de disparitionUne enquête menée par les hypermarchés, montre que bien souvent ce sont les clients les plus jeunes qui choisissent, pour gagner du temps, de régler leurs achats aux caisses automatisées. Pour les enseignes de la grande distribution, la mise en place de ces caisses a pour but d’évaluer le gain de temps pour le client et d’accompagner l’évolution du métier. Pour les syndicats, la raison est tout autre, il s’agit bien évidemment de limiter les coûts salariaux et d’augmenter les bénéfices. Dans ce système de caisses automatiques, une caissière peut à elle seule s’occuper de 4 caisses automatiques. Le calcul est rapide, le nombre de caissières serait divisé par deux. Autre système qui risque de s’intensifier dans le commerce, la puce RFID qui permet aux clients de scanner dans le magasin les articles qu’il achète au fur et à mesure qu’il remplit son chariot. La puce RFID est installée sur chaque produit, en les scannant le client connaît le montant total de ses achats et n’a donc pas de mauvaises surprises. Lors de sa sortie du magasin, le client passe devant un portique et l’addition s’affiche.



Pour les consommateurs, ces dernières années, la principale cause d’exaspération était l’attente aux caisses. Avec ces différents systèmes, la grande distribution a trouvé la réponse mais cela, au prix d’une déshumanisation du service. En effet pour certaines personnes, le rapport à la caissière est toujours important voire indispensable. Pour les responsables de la grande distribution, l’autre avantage qui n’est pas le moindre est qu’ils n’auront plus à gérer les emplois du temps des hôtesses de caisse, plus d’augmentation salariale, et plus « d’humain » à « gérer » comme les arrêts maladies ou autres congés maternités.

Les hôtesses de caisse exercent un métier difficile, astreignant et mal rémunéré. Malgré tout, leur présence reste souhaitée par de nombreux clients conscients de la précarité de ces emplois  et de l’avenir de ces femmes indispensables à leurs yeux.