Danone a débuté sa croisade dans les pays du tiers monde en Indonésie. C’est là que les premiers produits accessibles pour tous ont été commercialisés. Le pari était de vendre de gros volumes de produits pour les rentabiliser et de rogner au maximum sur les marges afin de proposer des produits à bas prix.  Au Maroc, Danone a lancé en 2004, un yaourt aux fruits, vendu 10 centimes d’euro. En un an, ce yaourt est devenu l’un des desserts lacté le plus vendu dans le pays et les ventes progressent de 50 % par an.

Au Bangladesh, l’usine de fabrication de yaourts destinés aux enfants du pays a été inaugurée par Zinedine Zidane, ambassadeur de la marque Danone. Ces yaourts, sont distribués par des « colporteurs » à des prix modiques. Le pot est à base d’amidon de maïs donc biodégradable. Dans le futur, Danone souhaiterait qu’il puisse être consommé également. Les chiffres semblent donner raison à Monsieur Riboud, patron du groupe Danone. Le chiffre d’affaires du premier trimestre 2007 a augmenté de 3,9% par rapport à la même époque de 2006.

En Inde, Nestlé a commercialisé une barre chocolatée au prix de 4 centimes d’euro. Le succès ne s’est pas fait attendre, et Nestlé est devenu la deuxième marque la plus vendue en Inde dans ce segment alimentaire. Quand on sait quel potentiel économique représente l’Inde, Nestlé a réussi avec succès son entrée sur ce marché et compte bien à long terme tirer les bénéfices de cette implantation. Autre produit emblématique chez Nestlé, le cube « Maggi ». Il s’en vend 65 millions de cubes chaque jour et notamment sur le continent africain où il a été reconditionné et des recettes ont été développées avec des produits issus de l’agriculture du continent tels que le manioc, le mil ou millet.

Pour proposer des produits à des prix minimes, Danone et Nestlé ont dû revoir leurs marges bénéficiaires à la baisse. Ils misent donc sur l’avenir et espèrent dans un premier temps fidéliser leur clientèle en misant sur une augmentation de leur pouvoir d’achat dont ils tireront bénéfice à long terme.