Par le passé, Jean-Louis Borloo a eu pour clients et amis les hommes d’affaires Bernard Tapie et Michel Coencas, des amitiés parfois sulfureuses. Co-Président du parti radical, quand Jean-Louis Borloo s’est aperçu qu’il ne pourrait se présenter à la présidentielle, il a, après réflexions, choisi de soutenir Nicolas Sarkozy. Après des études de philosophie, d’histoire, de sciences économiques et de droit, Jean-Louis Borloo sera diplômé de l’institut supérieur des affaires en 1976. Il ouvre alors son cabinet d’avocat en 1981. En cinq ans son cabinet, spécialisé dans la reprise de sociétés en difficulté devient le deuxième cabinet de sa spécialité. A l’époque, le magazine « Forbes » classe Jean-Louis Borloo parmi les avocats les mieux payés au monde. Il travaillera avec Bernard Tapis pour redresser les sociétés « Look » et « Teraillon ».

En 1986, il reprend à la suite de Michel Coencas la présidence du club de football de Valenciennes. Dans la foulée il se fera élire à la maire de Valenciennes avec 76% des suffrages. En 2002, il sera porte-parole de François Bayrou lors de l’élection Présidentielle. Il rejoindra Jacques Chirac et sera nommé Ministre délégué à la ville dans les gouvernements Raffarin 1 et 2.  A Valenciennes, Jean-Louis Borloo est vénéré, les habitants vouent un culte à sa personne et lui sont reconnaissants d’avoir réussi à redresser la ville. Un sondage Ifop réalisé à l’automne dernier le créditait de 92% d’opinions favorables auprès des valenciennois. Pourtant, depuis qu’il est Ministre, et qu’il a abandonné la mairie, Jean-Louis Borloo n’est plus guère présent à Valenciennes. Il y revient 2 à 3 fois par an comme pour l’inauguration du tout récent tramway ou pour se rendre à Nungesser, le stade du club de football.
Tout le monde reconnaît à Jean-Louis Borloo sa capacité de travail et sa ténacité. sa réussite à Valenciennes n’est pas du au hasard, c’est là, qu’il a testé le concept de rénovation urbaine qui lui tenait à coeur. Valenciennes a été le laboratoire de ses actions pour améliorer le cadre de vie dans les banlieues et ce fut une réussite. Il a par la suite appliqué ce concept à la France entière lorsqu’il a été en capacité de le faire au gouvernement.

A l’UDF, certains ne lui pardonnent pas d’avoir lâché François Bayrou, ils jugent qu’il se trouve isolé dans le système Sarkozy et qu’en cas d’élection de son champion, il n’aura pas beaucoup de marges de manœuvres pour imposer ses vues.