Pas d'amnistie pour les PV et contraventionsA quelques jours des législatives le nouveau président prend le risque d’une mesure impopulaire, mais tout a fait cohérente avec la ligne de conduite qu’il semble s’être fixée. En effet, lui le chantre du respect de la loi, pouvait difficilement amnistier des personnes ayant enfreint le code de la route. Pour certains, c’est le manque à gagner financier pour les caisses de l’état qui aurait motivé la décision de Nicolas Sarkozy.

Il faut savoir en effet qu’en 2006, les contraventions ont rapporté à l’Etat 800 millions d’euros. Cette mesure qui rompt avec une tradition républicaine vieille de 40 ans semble être approuvée par une majorité de français. Reste à connaître leur réaction lorsque le décret d’application de l’amnistie sera publié, si des délits pouvant paraître plus graves qu’un stationnement gênant étaient amnistiés. En effet si certaines personnes condamnées à de la prison ferme étaient graciées, ceux qui vont devoir s’acquitter de leurs PV de stationnement risquent de râler quelque peu. Quoi qu’il en soit, les personnes concernées vont devoir payer la note s’ils ne veulent pas que le Fisc leur impose des indemnités de retard. Il est donc grand temps de ressortir les contraventions et le porte-monnaie.

Supprimer les panneaux qui annoncent les radars fixesLes français ne devraient pas être surpris par la décision de Nicolas Sarkozy de refuser une amnistie pour les infractions au code de la route, il l’avait clairement annoncé lors de la campagne présidentielle, il n’y a donc aucune surprise. L’augmentation des accidents de la route ces temps derniers a du influer sur la décision du nouveau président. Il semblerait qu’un relâchement sensible des automobilistes ait entraîné ces derniers mois une recrudescence des accidents de la route. De ce fait, le débat concernant l’opportunité de supprimer les panneaux qui indiquent les radars sur les routes de France et de Navarre a été relancé. Aucune décision à ce sujet n’a encore été prise, mais on s’oriente vers cette mesure qui risque bien elle aussi d’être impopulaire.