Cette charte « préventive » instaure quelques règles comme l’interdiction sur les campus universitaires d’affiches vantant les soirées avec alcool à gogo. Elle préconise également la formation des barmen qui officient durant ces soirées, pour qu’ils limitent la consommation d’alcool des étudiants. Cette charte interdit aux producteurs d’alcool de faire du prosélytisme sur les campus universitaires. Ce changement de mentalité ne se fera pas du jour au lendemain, mais certaines mesures vont dans le bon sens, comme par exemple lors de ces soirées, la gratuité des boissons non alcoolisées. Les videurs ont également reçu pour consigne de refuser l’entrée aux personnes étant déjà en état d’ébriété.
Jusqu’à présent dans ces soirées étudiantes, bien souvent sponsorisées par les marques d’alcool, les boissons alcoolisées étaient quasiment offertes une fois le prix d’entrée acquitté, ce qui poussait les étudiants à une consommation excessive. Désormais, ce mode de fonctionnement ne pourra plus se faire afin de dissuader les étudiants de s’enivrer. En plus de ces mesures coercitives, la charte insiste sur la pédagogie et la prévention, ceci afin de responsabiliser les étudiants sur les dangers que représente l’absorption massive d’alcool.

Les dérives étaient jusqu’à présent nombreuses dans ces soirées estudiantines et la préchauffe, une habitude qui consiste à arriver déjà ivre en soirée était devenue monnaie courante. Le but de la charte signée par les grandes écoles est d’assainir la situation. La nouvelle réglementation devrait se mettre en place au cas par cas dans les universités.
La dérive était devenue dangereuse et des décès étaient survenus lors de certaines soirées. En 2005, lors d’une soirée organisée par l’Ecole Centrale de Paris, un jeune homme en première année avait été retrouvé mort dans sa chambre, suite à une consommation excessive d’alcool.
Cette charte mise en place, vise à encadrer et non pas à interdire la consommation d’alcool.
Les responsables d’Universités ont pris conscience du danger de l’alcool et des dérives que cela entraîne, ils en ont eu assez de ces soirées où l’alcool coule à flot et où les étudiants terminent leur soirée aux urgences des hôpitaux avec des taux d’alcoolémie dépassant toute mesure.