Après le génocide survenu au Rwanda en 1994, Corneille est parti se réfugier chez des amis en Allemagne, le pays qui l’a vu naître. Sa famille a été massacrée durant le génocide, il a du survivre à ce traumatisme, réapprendre à vivre et cicatriser ses plaies. En 1997, Corneille décide de quitter l’Allemagne pour s’installer chez un oncle au Québec. Son premier album « Parce qu’on vient de loin » sorti en 2003 a connu un énorme succès. En novembre 2005 il réalise l’album « Marchands de rêve », un album  qui se vendra a plus de 400000 exemplaires. Marié tout récemment et après une psychothérapie de plusieurs années, il avoue se sentir dorénavant beaucoup mieux. Ce dernier album en anglais, sorti le 2 juillet s’inspire de la musique de Stevie Wonder et Michael Jackson à qui il voue un véritable culte. Corneille, chantre de la résilience, en avait assez qu’on lui ressasse sans cesse son passé douloureux. Il a décidé de tourner la page sur son passé. Pour lui, ce dernier album ainsi que sa nouvelle vie  lui permettent de passer a autre chose. Le titre « The Birth of Cornelius » de ce dernier album, traduit en français veut dire «  la renaissance de Cornélius », un titre au nom évocateur qui reflète l’état d’esprit de l’artiste.

Corneille souhaite conquérir un nouveau public et être accepté pour sa musique et non plus parce qu’il a vécu des drames, qui ont ému le monde entier. A une certaine époque, des esprits chagrins avaient ironisé sur ce parcours atypique et trouvaient que Corneille dans ses textes parlait beaucoup trop du drame Rwandais. A cette époque de sa vie, Corneille explique qu’il ressentait le besoin d’en parler tout en restant positif.  A l’heure actuelle il avoue qu’il serait toujours incapable de retourner au Rwanda. Le travail qu’il a entrepris en psychothérapie ainsi que son mariage récent lui ont apporté la paix et lui ont permis de retrouver la sérénité même si toute les plaies ne sont pas encore cicatrisées. Avec ce nouvel album, Corneille tourne définitivement une page et réussit un album très abouti.