Statistiquement, l’avion est le moyen de transport le plus fiable au monde. Lors de ces stages, chiffres à l’appui, les organisateurs démontrent aux participants qu’il est bien moins dangereux de prendre l’avion que d’utiliser sa voiture ou de voyager en train. Pendant le déroulement de cette journée thérapeutique, toutes les situations stressantes pouvant survenir au cours d’un vol sont passées en revue afin que les phobiques puissent se familiariser avec les mesures à prendre en cas de « pépins ». De nombreuses personnes ont tellement peur de l’avion qu’elles évitent de se rendre dans certaines contrées s’il n’y a pas d’autres moyens de transports. Denis Berkampf, ancien footballeur professionnel du club londonien d’arsenal, était incapable de prendre l’avion. Lorsque son équipe jouait sur le continent il était contraint de s’y rendre soit par le train, soit en bateau, où si la destination était trop lointaine, son entraîneur, Arsène Wenger se passait de sa présence. Sa phobie de l’avion était telle qu’Arsène Wenger bâtissait son équipe sans lui si pour le déplacement il était impératif de prendre l’avion.

Le prix du stage est relativement important, il vous faudra débourser 560 euros pour une journée au centre anti-stress aéronautique, filiale d’air France. Les stages organisés par Air France, malgré leur coût élevé rencontrent un immense succès, mais pour pouvoir y participer et obtenir une place, il faut s’inscrire sur une liste d’attente avec un délai de plusieurs mois. Ces stages se déroulent à Orly sur un site où la compagnie Air France forme son personnel navigant. Environ 500 personnes par an suivent cette formation d’une journée au cours de laquelle, des professionnels leur apprennent à apprivoiser leurs peurs. En préambule à cette journée un entretien psychologique permet de cerner la problématique du stagiaire, que ce soit la peur du vide, ou l’incapacité à remettre sa vie entre les mains du pilote de l’avion. Afin de familiariser les stagiaires avec l’appareil, les formateurs expliquent également le fonctionnement de l’engin. Ne dit-on pas que l’on a moins peur de ce que l’on connaît ?