A l’heure actuelle en France, contrairement aux Pays-Bas, il n’existe pas encore de cliniques spécialisées pour traiter les patients accros aux jeux vidéo mais devant l’ampleur du problème, de nombreux services ont été ouverts pour aider les jeunes à se débarrasser de cette dépendance qui les exclut peu à peu de la société et de la réalité.
En Juillet dernier, à Amsterdam, et c’est une première mondiale, une clinique européenne de désintoxication aux jeux vidéo a ouvert ses portes. Elle accueille des adolescents à partir de 13 ans et des jeunes adultes jusqu’à 30 ans, une tranche d’âge touchée par cette nouvelle addiction, pour des séjours plus ou moins longs allant de 4 à 8 semaines.
En chine, autre démarche thérapeutique, c’est l’armée qui est chargée de soigner les personnes dépendantes aux jeux vidéo.

Même s’ils ne sont pas nombreux en France, des cas d’addiction aux jeux vidéo ont été signalés, pouvant aller parfois jusqu’au suicide.
Le danger d’une désocialisation totale est bien réel pour certains jeunes. La preuve que les pouvoirs publics ont pris conscience de ce danger, depuis 5 ans, l’obligation d’informer les acheteurs sur les jaquettes des jeux a été imposée aux éditeurs. Des pictogrammes sur la boite de jeu indiquent si le jeu acheté convient à l’âge du joueur, ces informations servent également à prévenir de la présence de scènes violentes dans le jeu.
Le vendeur est tenu lui aussi de conseiller, d’informer et de faire respecter ces mises en garde et peut refuser la vente d’un jeu s’il le juge nécessaire.
Il incombe également aux parents de vérifier que leur enfant respecte ces indications, puis de négocier avec l’enfant ou l’adolescent une durée de jeu en lui expliquant les dangers et les conséquences néfastes de passer trop de temps devant un écran.
Bien souvent, isolé dans sa chambre, un jeune ne se rend pas compte du temps qui passe et, captivé par sa mission, oublie le reste du monde.

Face à un jeune qui traverse une période difficile, souvent fréquente à l’adolescence, le jeu vidéo est un moyen d’échapper aux contraintes de la vie réelle.
Quand l’addiction est installée, certains jeunes oublient même de se nourrir, ils peuvent passer jusqu’à 20 heures devant leur écran, en faisant fi du sommeil, et de toutes autres activités.
Les jeux sont conçus pour tenir en haleine les participants et cela sans limite dans le temps.

Comme toute addiction, l’addiction aux jeux vidéo est sournoise et s’installe progressivement pour ensuite devenir irrémédiable si le jeune n’est pas aidé.
Pour remédier à ce problème, certaines voix s’élèvent et souhaitent qu’une horloge décomptant le temps de jeu écoulé soit instaurée par les éditeurs sur les jeux, avec des messages les incitant à faire une pause. Quel que soit l’âge, les parents doivent rester vigilants face à un jeune qui passe beaucoup trop de temps devant les jeux vidéo. Selon l’âge de l’enfant, il est important d’instaurer des règles et une durée afin que l’enfant ne se renferme pas sur lui-même.
Pour les parents d’ados, il n’est pas facile de surveiller la consommation de jeux vidéo, mais lorsque celui-ci préfère rester chez lui plutôt que de sortir avec ses ami(e)s, s’il ne fait plus de sport, afin de se consacrer aux jeux vidéo, il est urgent de réagir car l’addiction est d’ores et déjà installée.