Le premier sketch met en scène Edouard Baer dans le rôle d’un improbable braqueur maladroit et improvisé s’attaquant à la serveuse du restauroute (Anna Mouglalis) qui est en fait elle-même une ex-braqueuse. Celle-ci retournera la situation à son avantage.

Edouard baer


Dans le deuxième sketch on voit deux apprentis kidnappeurs aussi inoffensifs que non violents enlever une adolescente suicidaire à qui ils redonneront le moral grâce à leur gentillesse et leur prévenance ; c'est celle-ci qui finira par leur donner des leçons sur la façon de pouvoir exiger une rançon : avec Selma El Mouissi, Bouli Lanners, Serge Larivière.

Arno et Bashung débarquent l’un après l’autre, dans le troisème sketch, dans la cafétéria avec leurs équipes respectives. Ils entament un dialogue ou plutôt un échange de ce que l’on pourrait presque qualifier d’onomatopées. Puis on entend parler de l’histoire d’une chanson volée… Les silences sont plus évocateurs que le dialogue lui-même.


Bande annonce de "J'ai toujours rêvé d'être un gangster"

Dans le dernier sketch enfin, quatre anciens gangsters enlèvent le cinquième hospitalisé dans le but d’accomplir un pacte conclu entre eux des années plus tôt ; S’avisant de leur méprise ils décident tous les cinq de renouveler l’attaque de la même banque qu’ils avaient braquée avant de se séparer. Las, celle-ci s’est transformée en restauroute ; ils décident quand même de tenter leur chance : avec Jean Rochefort, Jean-Pierre Kalfon, Laurent Terzieff, Venantino Venantini et Roger Dumas.

Gérard Laroche et Gabor Rassof complètent le casting, respectivement dans les rôles du patron et du cuisinier du restoroute. Samuel Benchetrit prête sa voix au narrateur.

Anna MouglalisLe noir et blanc convient parfaitement à ce polar singulier ; les transitions entre les sketchs nous ramènent au temps du cinéma muet. Les acteurs, tous épatants, sont criants de vérité. Sous une certaine noirceur le film est pourtant résolument optimiste car tous les personnages trouvent leur compte dans leurs aventures respectives. La preuve que le cinéma français compte encore des réalisateurs osant faire du cinéma de genre avec ici un réel bonheur.

Article rédigé par Yves Le Boetté