Depuis 40 ans, Arles ouvre les portes de ses monuments à la photographie contemporaine.

Affiche Arles 2008 photo

Des parrains prestigieux
Tout commence en 1965 grâce à la passion d’un enfant du pays, Lucien Clergue, l’instigateur du premier département de photographie dans un musée français (musée Réattu) et des incontournables Rencontres de la Photographie. Dès le début, les dons des photographes affluent : Richard Avedon, Cecil Beaton, Man Ray, Brassaï, Robert Doisneau, William Klein… Quand apparaissent les Rencontres internationales de la photographie, en 1970, la collection comptabilise 400 œuvres. A cette date, L. Clergue et J.-M. Rouquette et Michel Tournier organisent la première manifestation réservée à la photographie réunissant des artistes du monde entier.

Les Rencontres occupent aujourd’hui près de 50 lieux d’exposition dont la prestigieuse abbaye de Montmajour où les artistes réalisent un travail spécifique. Elle est devenue, certes, une composante majeure de la création internationale, mais elle a de plus agit durablement sur la vocation culturelle d’Arles. Ainsi, la collection du musée des Beaux-Arts s’est-elle enrichie au fil des années des œuvres des participants aux Rencontres qui ont en effet pour habitude d’offrir une de leurs œuvres à l’institution et parmi eux Bernard Plossu, Eva Rubinstein, le groupe Spectrum, Agnès Varda, André Kertesz, Marc Riboud, Willy Ronis ou Raymond Depardon.

Christian Lacroix conference presse arlesL’édition 2008
Cette année, outre l’habituelle attribution des Prix des Rencontres d’Arles qui récompensent le travail d’un artiste, les amateurs pourront se régaler des propositions de Christian Lacroix, directeur artistique de l’événement qui a parmi ses invités des personnalités aussi diverses que Richard Avedon ou le designer Georges Tony Stoll. Quelques expositions feront la part belle à la photographie ancienne révélant la ville sous un autre angle et dévoilant les portraits de ces "insoumises", premiers modèles féminins des peintres, sculpteurs et photographes. Dans l’éventail savoureux d’expositions sur le thème de la photographie de mode, on notera une rétrospective Sabine Weiss des années 50 comme une histoire brève et contemporaine de la vidéo de mode. Enfin, la tradition veut que chaque année, des photographes choisissent leurs poulains pour les Prix. La programmation est donc chaque fois différente et percutante.
Renée Lauster