Pavé Din VanRien ne prédestinait Jean Dinh Van à devenir créateur de bijoux. Ses origines bretonnes auraient pu l’orienter vers un métier de la mer, mais sa destinée sera tout autre. Son père, artisan, lui inculque la passion des belles choses et du travail bien fait, ce qui oriente le jeune créateur vers l’orfèvrerie où il excelle. En 1950, il intègre les arts déco pour apprendre et perfectionner le dessin, puis il sera embauché chez Cartier où, durant dix ans, Jean Dinh Van intègre toutes les ficelles du métier avant de prendre son envol. En 1965, il débute sa propre collection et s’installe à son nom. A cette époque, un vent de folie souffle sur la création en générale. Jean Dinh Van s’inspire du travail de Paco Rabanne et Pierre Cardin, chantres de la nouveauté à cette époque. Jean veut démocratiser le bijou, il souhaite créer des parures que les femmes puissent porter en toutes occasions et pas uniquement des bijoux d’apparat. Le créateur veut bousculer les habitudes, innover dans le monde très fermé, rigoriste et traditionaliste de l’époque.

Joaillier libre

Au départ, ses créations ne sont pas distribuées dans des bijouteries mais au drugstore publicis à Paris. C’est un vœu du créateur anticonformiste qui souhaite changer une certaine image du bijou en cassant les codes, les habitudes, les us et coutumes. En 1968, il crée une bague qui s’inspire des pavés de mai 68. Son souhait est de coller à l’actualité, créer des bijoux innovants, atypiques.

Collier menottes Dinh VanA la fin des années 60 et au début des années 70 la marque Dinh Van acquiert une certaine renommée, ses créations sont appréciées, le succès est au rendez-vous. En 1975, Jean Dinh Van crée un bijou qui fera sa renommée, les menottes qu’il décline en porte clé en bijoux, mais également en tant que tel, succès immédiat. Puis il créera le « Pi » chinois ou la collection lame de rasoir en or 24 carats. Enfin, il sera le premier à créer les bracelets sur cordon, une innovation reprise par bon nombre de créateurs.

Jean Dinh Van ouvrira son premier point de vente en 1976 dans le 2éme arrondissement de Paris dans la très chic rue de la Paix, chère aux joueurs de Monopoly. Une cinquième boutique parisienne a ouvert ses portes sur la très célèbre avenue des Champs-Elysées.

A l’heure actuelle, sept boutiques Dinh Van existent en France. Dans le monde, se sont quinze magasins qui proposent les créations Dinh Van, mais également 60 revendeurs multimarques qui commercialisent ses produits. La marque dispose également d’une boutique en ligne.

Pour découvrir toute la collection ou commander en ligne : www.dinhvan.com
Véronique Aubert pour Plus-Shopping