Il existe plusieurs livres expliquant l'histoire de ce tableau et le décortiquant. Quoiqu'il en soit, fin septembre 1888, Paul Gauguin écrivait à Vincent Van Gogh : "Je viens de faire un tableau religieux très mal fait mais qui m'a interessé à faire et qui me plaît. Je voulais le donner à l'église de Pont-Aven. Naturellement on n'en veut pas".
Le curé de Pont Aven doit encore s'en retourner dans sa tombe. Il est vrai qu'à l'époque, Gauguin n'avait pas sa notoriété d'aujourd'hui et que de plus, le style de cette peinture ne correspondait pas aux icônes religieuses de la fin du XIXè siècle. L'artiste était un peu rebelle...

La vision du sermon, la lutte de Jacob avec l'Ange Gauguin

Le tableau fait preuve de beaucoup d'audace en montrant la contradiction entre le réel et l'imaginaire. En faisant fi des perspectives, de la justesse des visages ou des couleurs naturelles et en coupant les personnages sur les bords de la toile, l'artiste se libère de la vision classique de la peinture instaurée depuis la renaissance.
Au premier plan des femmes bretonnes prient en écoutant le sermon du curé, représentant le réel de la scène, au second plan un combat imaginaire se déroule entre l'ange en bleu et Jacob vêtu de vert bouteille dans un champ d'herbe rouge vermillon.

Considéré comme le tableau fondateur du synthétisme, il sera visible du 6 mars au 1er juin 2009 au Musée des beaux arts de Quimper pour la première fois depuis sa création en 1888.

Plus d'infos : Musée des beaux arts de Quimper

Vik Flash pour Plus-Shopping